La relance de la culture du surf au Ghana soutient également un mouvement en faveur de l’égalité des chances pour les filles et les femmes. La réapparition de clubs de surf contribue à susciter l’intérêt pour un sport largement plébiscité par les locaux. Toutefois, dans un sport majoritairement associé aux hommes, un certain nombre de clubs s’efforcent de rendre ce sport plus accessible à tous.
Pour de nombreuses filles et femmes, ce sport est considéré comme un luxe traditionnellement réservé aux garçons et aux hommes. Comme Busua vit économiquement de la pêche, le surf est perçu davantage comme une activité récréative plutôt que comme une source de profit. Des clubs comme Surf Ghana s’attaquent à ce problème en faisant du surf une activité rentable, tout en continuant à faire progresser l’égalité entre les hommes et les femmes. Ils promeuvent le surf pour le tourisme et créent également des emplois au sein de la communauté des surfeurs afin de favoriser le développement des jeunes et d’accroître leur engagement en tant que mentors, employés de magasins de surf, moniteurs de surf, etc.
L’essor de ces clubs remet en question les normes que les femmes sont censées suivre. Pour les filles et les femmes, la culture du surf leur donne les moyens d’explorer une vie loin des conventions traditionnelles. L’Obibini Girls Surf Club est un autre exemple de club qui donne aux femmes les moyens d’être les ambassadrices du surf, mais aussi d’investir dans leurs moyens de subsistance. Depuis ses débuts, le club a contribué à réduire le nombre de grossesses chez les adolescentes à Busua grâce à ses ateliers d’information et de prévention.
La résurgence de la culture du surf contribue à stimuler l’action en faveur de l’égalité des chances pour les jeunes femmes, qui peuvent ainsi accéder aux bienfaits de l’océan, trouver différentes voies d’emploi et s’émanciper grâce à ce sport.
Source : Sport and Dev, Ghana’s Resurging Surf Culture is Challenging Gender Norms, le 19 février 2024.