« Dans une lettre ouverte au chef de l’Etat ivoirien, le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH), évoque ‘un drame humanitaire’. Il fait des propositions au chef de l’exécutif de Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara.
« Cette opération a, à n’en point douter, induit un drame humanitaire qui s’accompagne de violations des droits humains : le droit à l’éducation, le droit à la propriété privée, le droit à la santé, les droits des enfants, le droit des minorités qui sont autant de droits prévus dans la Constitution ivoirienne et dans les instruments internationaux ratifiés par la Côte d’Ivoire », mentionne dans sa lettre, Bamba Drissa, le président du MIDH.
Depuis janvier 2024, des opérations de déguerpissement initiées par le district autonome d’Abidjan ont cours. Ces actions ont connu un point fort avec les passages des bulldozers dans les quartiers de Gesco, Boribana et Banco 1. »
« Il y a ‘urgence humanitaire’, fait savoir le MIDH dans sa lettre ouverte. Aussi fait-il des propositions.
« Ordonner la suspension des opérations de déguerpissement et de démolition des sites concernés en Abidjan pour préserver la dignité humaine ; instruire Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement à l’effet de réunir l’ensemble des parties prenantes en vue d’arrêter les mesures idoines pour la sauvegarde des vies, de la dignité des occupants et leurs droits ainsi que du respect des droits de l’homme auxquels vous êtes attaché », propose Bamba Drissa. »