Burkina Faso : célébration de la journée internationale de l’accès universel à l’information

Le 28 septembre dernier, Terre des hommes au Burkina Faso a célébré la journée internationale de l’accès universel à l’information. Les groupes de travail dans le cadre du projet promotion des droits humains de l’espace civique (‘PRODHEC’), en partenariat avec l’association SEMFILMS, ont tenu à sensibiliser sur l’importance de l’accès à l’information. Une campagne digitale s’est étalée sur trois jours sur différentes plateformes. Ce travail marque un début pour plusieurs autres actions en faveur d’une citoyenneté plus active.

Proclamée par la Conférence générale de l’UNESCO en 2015, après l’adoption de la résolution 38 C/57 déclarant le 28 septembre de chaque année Journée internationale de l’accès universel à l’information. Cet évènement a permis de reconnaitre et de mettre l’information au cœur du développement des sociétés, en contribuant à lutter contre la désinformation, renforcer la confiance entre les institutions et promouvoir le développement durable. Malgré des avancées majeures, force est de constater que l’accès aux données publiques, reste un défi pour les citoyens.

Au Burkina Faso, l’article 8 de la loi n°051-2015/CNT portant droit d’accès à l’information publique et aux documents administratifs dispose que l’accès à l’information publique et aux documents administratifs est gratuit, et l’article 47 d’ajouter que « ne sont pas communicables, les informations ou documents qui ne présentent pas, par leur nature et leur objet, un caractère administratif et les informations dont la divulgation peut compromettre le bon fonctionnement de l’administration ». Ces deux articles octroient la prérogative de l’accès mais mettent aussi une limite quant à la nature de l’information qui peut être consultée. Dans la même loi, une structure qui n’a finalement pas vu le jour « Autorité nationale d’accès à l’information publique » l’ANAIP devrait être chargée de contrôler et de faciliter l’application du droit d’accès à l’information et aux documents administratifs.

Finalement, que ce soit au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie ou dans tout autre pays, obtenir l’information relève d’un parcours de combattant. La fracture numérique entre les zones urbaines et rurales, la faible maitrise des outils numériques, l’adoption ou la non prise de politiques publiques, les différentes pressions, censure et auto-censure des médias/journalistes, les fakes news, sont autant d’obstacles à l’émergence d’une culture de recherche et d’obtention de la donnée publique.

Ainsi, dans ces pays, la société civile doit continuer à travailler pour que les communautés elles même cherchent et comprennent la valeur de la donnée publique et la manière de l’utiliser pour contribuer au développement communautaire, que les services étatiques dédiés soient plus accessibles, et que des initiatives associatives émergent de plus en plus dans le domaine.

Voyez la Campagne Digitale sur le droit d’accès aux documents administratifs au Burkina Faso ici.

Veuillez également consulter les informations sur les évènements touchant à cette thématique ici : évènement d’UNESCO & évènement de Terre des hommes.