Bénin : une rencontre avec Madame Reine ALAPINI-GANSOU, Présidente de la Fondation Défenseurs D’Afrique et juge à la Cour pénale internationale

Lors d’une rencontre entre Terre des hommes et la Présidente de la Fondation Défenseurs D’Afrique (‘FDDA’), également juge à la Cour pénale internationale, Madame Reine ALAPINI-GANSOU, une concertation ouverte a été engagée au cours de laquelle ont été exposés les besoins des défenseurs des droits humains (‘DDH’) au Bénin et les projets menés au sein du FDDA.

Créée en mars 2015 au Bénin par son actuelle Présidente, la FDDA ambitionne de rechercher et de mettre en œuvre des moyens idoines et pacifiques en vue de promouvoir et de protéger les droits des défenseurs des droits de l’homme en Afrique et dans le monde.

Depuis lors, les membres de FDDA ont réalisé divers projets et objectifs articulés autour de 5 axes d’action. Premièrement, agissant sur le volet du plaidoyer législatif, la FDDA a contribué à l’avant-projet de la loi portant sur la protection des DDH au Bénin à travers leur projet « life line ». Cette loi permettrait de définir le rôle et le statut des DDH dans la loi afin de leur octroyer des droits dans l’exercice de leur fonction. Ensuite, agissant dans la défense des DDH menacés et en danger, le projet « Shelter City », grâce auquel plus de 50 DDH ont été accueillis et relocalisés à titre temporaire au Bénin.

Agissant par la suite sur le volet de formation des citoyens, et en particulier les jeunes et les femmes, la FDDA dispense de façon continue des formations sur les droits humains, et de manière plus spécifique, sur la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que la Commission et la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Finalement, la FDDA œuvre pour la paix en Afrique, à travers notamment le projet « Je participe » sur la redevabilité, et agit de manière à promouvoir des œuvres sociales au Bénin.

La Présidente de la FDDA, Madame Reine ALAPINI-GANSOU, nous fait également part de ses nombreuses années d’expérience à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, en qualité de Présidente et de Rapporteure spéciale sur les défenseurs des droits de l’homme en Afrique. Au cours de son mandat, Madame Reine ALAPINI-GANSOU a rencontré de nombreux DDH en difficulté et menacés en raison de leur métier. Afin de contribuer à la protection et au savoir-faire des DDH et de prévenir les dérives, Madame Reine ALAPINI-GANSOU articule son engagement à travers les lignes d’action de la FDDA.

Sur le point des mécanismes de droits humains, Madame Reine ALAPINI-GANSOU encourage la société civile, au Bénin et ailleurs, de participer aux initiatives de la Commission africaine, pour faire bouger des lignes.

« Ne manquez pas d’ardeur, les efforts que vous fournissez seront récompensés », nous partage-t-elle, pour soutenir davantage la poursuite des initiatives des DDH et des organisations de la société civile.

En sa qualité de juge à la Cour pénale internationale, Madame Reine ALAPINI-GANSOU témoigne de sa connaissance au sein de la FDDA et de son expertise en matière de renforcement des capacités dans le domaine des mécanismes de justice pénale internationale.

Au chapitre des perspectives et objectifs pour les DDH et la société civile, Madame Reine ALAPINI-GANSOU énumère les droits des femmes et la situation des femmes DDH, le dialogue avec les autorités étatiques, l’éducation et la formation aux droits humains et aux mécanismes de justice, ainsi que les mesures pour contrer les représailles à l’encontre des défenseurs des droits humains en Afrique.

Voyez ici les prochaines activités tenues par la FDDA.

Source : Terre des hommes, le 5 novembre 2024.